Comment nourrir en santé toujours plus d’humains sans épuiser les ressources terrestres, dans un contexte de changements climatiques ?

Les terres sont fondamentales pour l’avenir des hommes dans un contexte de changements climatiques. D’ici 2050, elles devront tout à la fois assurer une sécurité alimentaire à 10 ou 11 milliards d’êtres humains, contribuer à réduire ou stocker nos émissions de CO2 et permettre le maintien d’un niveau suffisant de la biodiversité. On mesure déjà l’ampleur du défi à relever sachant que celles-ci sont soumises à de nombreuses pressions dues notamment à notre système alimentaire, à l’origine de 25 à 30% des émissions de GES mondiales, comme la surexploitation, la déforestation, l’érosion, la perte de biodiversité, etc. En parallèle, les changements planétaires combinés à nos habitudes de vie et nos différentes cultures affectent la santé globale, la sécurité alimentaire et la répartition des ressources.  

 Il apparait critique de bâtir un nouveau système alimentaire au Québec qui permettra à la fois de nourrir la population de façon saine et restaurer les écosystèmes, source de notre alimentation. Cependant cela pose de nombreuses questions irrésolues: 

Comment nourrir dignement une population qui s’appauvrit tout en instaurant des standards éthiques et environnementaux ? Comment mieux utiliser les terres encore fertiles pour la production alimentaire, la production de bioénergie et la captation du carbone ? Comment gérer les risques de pandémies et l’augmentation des maladies infectieuses accrus par la concentration de la production animale et l’apparition de l’antibio-résistance ?  

Afin de répondre à ces questions difficiles, Chemins de transition mobilise une diversité d’expert·e·s et d’acteurs, provenant de la santé, des sciences biologiques, des sciences humaines, de l’agronomie et bien d’autres encore, qui apportent des éclairages différents et importants.

Pour en savoir plus, consultez les onglets étapes ci-après qui font état de l’avancement du défi. Vous pouvez également consulter l’intégralité du diagnostic prospectif ainsi que l’article synthèse qui résume les échanges avec les expert·e·s impliqué·e.s à la première étape du défi.

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Développer une compréhension globale du défi, cartographier et imaginer les ingrédients du futur

D’ici 2050, les experts estiment que, du fait de l’accroissement de la population et des changements de régimes alimentaires, les terres devront assurer une hausse de 50 à 70% de la production mondiale de nourriture, contribuer à réduire ou stocker nos émissions de CO2 et permettre le maintien d’un niveau suffisant de la biodiversité [1].

Or, nous constatons que notre système alimentaire mondial (de la production à la consommation), qui a déjà permis d’assurer une production très efficace avec la révolution verte, est aussi :

  • Un dénominateur commun à différentes « pandémies » mondiales: la dénutrition, l’obésité et les changements climatiques [2, 3] ;
  • Source d’injustices pour les quatre piliers de la sécurité alimentaire (disponibilité -rendement et production ; accès -prix et capacité d’obtenir de la nourriture- ; utilisation -nutrition et possibilité de cuisiner- et stabilité -régularité de la disponibilité-) ;
  • Dominé par les accords de droit international économique (dont certains prônent la libération des échanges [4] et d’autres le protectionnisme) et guidé par les intérêts économiques des multinationales. Leurs emprises sur les décisions politiques semblent mener à l’inertie de l’action politique et à une perte de pouvoir décisionnel pour les producteurs [3] ;
  • Dépendant d’un modèle de production agricole industriel intensif, première cause de déforestation, de perte de biodiversité [1], de perturbation des cycles d’azote et du phosphate dans les sols et menaçant l’équilibre planétaire [5] ;
  • Responsable de 25 à 30% des émissions de GES à l’échelle mondiale [1] dont 14,5 % provient du secteur de l’élevage [6]. Au Canada, environ 10% des émissions de GES provient des productions végétale et animale (excluant l’utilisation de combustibles fossiles et la production d’engrais) [7].

En parallèle, les changements climatiques associés à nos modes de (sur)consommations, nos habitudes de vie, et nos différentes cultures accentuent :

  • Les déterminants de la malnutrition [8] et la santé globale (maladies et pandémies)  [9] ;
  • La sécurité alimentaire, avec une population concentrée dans les villes et un gaspillage important des ressources ;
  • Les baisses de rendements des productions végétale et animale (monocultures, productions intensives) [1] et la diminution importante de la biodiversité ;
  • Les inégalités de répartition des ressources avec des opportunités d’expansion des terres agricoles (par exemple dans le Nord du Canada, sur les terres des communautés autochtones) grâce à l’augmentation des températures moyennes et des précipitations totales annuelles (allongement de la saison de croissance et de la période sans gel [8]), combinés à des innovations techniques des pratiques agricoles [10].

La FAO a défini qu’une alimentation durable « protège la biodiversité et les écosystèmes, est acceptable culturellement, accessible économiquement, loyale et réaliste, sûre, nutritionnellement adéquate et bonne pour la santé, optimise l’usage des ressources naturelles et humaines » [11].

Le diagnostic prospectif repose sur une revue des littératures académiques et grises. Il a été complété par l’organisation de trois webinaires qui ont permis d’enrichir le diagnostic avec les expertises de plus d’une vingtaine de participants. 
 
Vous pouvez consulter l’intégralité du diagnostic prospectif. Ce dernier peut être utilisé par une diversité d’experts provenant aussi bien de la recherche que des milieux de pratiques. Il permet d’offrir aux lecteurs un survol rigoureux de plusieurs « ingrédients » du diagnostic prospectif selon six questions clés à considérer pour la transition alimentaire. Chacune des six questions comprend des constats, des tendances et des signaux faibles. 
 
Une synthèse de ce diagnostic est disponible en cliquant sur chacune des questions ci-dessous. 
a. On constate …
  • Une tension entre disponibilité/accès et normes sociales/genre/culture qui détermine des régimes et des choix alimentaires [12-16] [17] [18].
  • Une opposition entre quantité/praticité des régimes alimentaires transformés et qualité/plaisir d’une alimentation traditionnelle [4, 18-23]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • De nouvelles recommandations au niveau national et international : Guide alimentaire Canadien (GAC) et régime planétaire  [5]
  • Une émancipation de la femme, actrice d’une alimentation durable [11] 
  • Une plus grande consommation de poisson et des choix qui se font entre santé et praticité [24] [25] [26]
c. On pourrait même imaginer …
  • Des recommandations pour une alimentation consciente et culture de la non diète … [27] [28]
  • … en opposition à un contrôle de l’alimentation par des objets connectés ou aliments miracles [29]
  • Une culture de la « viande » revisitée entre champignons, insectes, algues et laboratoire [30-34] 
a. On constate …
  • La forte réalité de l’insécurité alimentaire, révélatrice d’un mal-être sociétal [35] [7, 8, 23, 36] [37, 38].
  • Un bien-être, lié au besoin d’intégration sociale, mis à mal par le prix des aliments et un manque d’éducation [12] [7, 39][48][12, 39, 40]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Encore plus de difficultés pour des populations démunies face à l’alimentation pour répondre aux recommandations du GAC [7]
  • Les cuisines collectives, un modèle intéressant à considérer pour le Québec
  • Les initiatives de récupération alimentaire de grande envergure, solution non-viable pour le bien-être [38]
  • Des difficultés pour les « marchés alternatifs » de répondre aux besoins des populations à risque [41]
  • L’éducation alimentaire des enfants à l’école comme vecteur de changement 
c. On pourrait même imaginer …
  • La promotion des initiatives citoyennes de récupération alimentaire à l’échelle locale bénéfique pour le bien-être mental   [38].
  • Des jardins solidaires porteurs d’espoir et vecteur d’enpowerment
a. On constate …
  • Des pertes et gaspillage alimentaire à plusieurs échelles, dont les chiffres controversés, représentent une part considérable des émissions de GES [35] [1]. 
  • Une dominance de trois grands acteurs de la chaine d’approvisionnement et de distribution [37] mise à mal par les magasins de marchandises générales [42].
  • Une production agricole québécoise industrielle uniforme qui ne répond pas aux besoins des consommateurs [37, 43].
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Une mode « zéro-déchet » et la réduction des emballages : des préoccupations centrées sur le contenant plus que sur le contenu
  • Un appétit pour l’économie circulaire dans l’industrie agroalimentaire afin de mutualiser les installations et les ressources
  • Le renforcement de l’achat en ligne suite à la COVID19: entre marché international et marché québécois [44] [42] [45]
  • Des nouvelles réglementations pour l’étiquetage afin d’augmenter la traçabilité et la transparence
c. On pourrait même imaginer …
  • Une lutte aux gaspillages alimentaires pour tous les maillons de la chaine : de la conception des aliments à la cuisine des restaurants, en passant par le frigo des consommateurs [46]
  • La réinvention de la production et la distribution : entre revitalisation des centres urbains avec des infrastructures accessibles à tous et automatisation des services [47].
a. On constate …
  • L’existence de multiples souverainetés alimentaires qui diminue la capacité de gouvernance [48] [40]
  • Un désir d’autonomie alimentaire qui doit tenir compte de la disponibilité des terres agricoles, contrôlée par une réglementation conservatrice [45, 49] [50] [51, 52]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Une gouvernance alimentaire basée sur la réalité et les besoins des acteurs [42]
  • Une relocalisation de l’agriculture et des services de productions avec la mise en place de systèmes alimentaires territorialisés qui renforcent la gouvernance locale mais qui restent marginaux [26, 41, 53] [54]
  • Une gestion concertée des ressources hydriques par bassin versant pour pallier les changements climatiques 
c. On pourrait même imaginer…
  • Une rupture du fonctionnement en silos pour une gouvernance cohérente entre les paliers décisionnels 
  • Approvisionnement local dans les institutions de santé et dans l’éducation
  • Un processus de reterritorialisation de la nourriture incluant la chasse, la pêche et la cueillette et la création d’une identité alimentaire
  • Un engouement pour l’agriculture urbaine parfois déconnectée du sol [55]
  • Une amélioration de l’accès aux terres agricoles pour une meilleure souveraineté alimentaire des agriculteurs
a. On constate…
  • Une dévalorisation du rôle des agriculteurs qui répondent pourtant à un besoin vital pour la société [56] [37, 57, 58]
  • Une production animale au cœur des préoccupations pour la santé de tous [8] [59, 60]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Une remise en question du système dominant par des agriculteurs inquiets et une relation changeante avec les consommateurs : entre tension avec les « anti-spécistes » et intérêt des citadins pour le local [45, 61]
  • Une préoccupation de plus en plus importante pour le bien-être de l’animal chez les agriculteurs et son impact environnemental   [62] [63] [64].
  • Des inquiétudes importantes sur l’augmentation de l’antibiorésistance avec la montée en puissance au niveau mondial du concept UNE seule santé [9, 65-68]
c. On pourrait même imaginer …
  • Une nouvelle génération d’agriculteur… [69] [70]. 
  • … qui se connecte plus facilement aux citadins
  • Des éco-labels accessibles en émergence qui reconnaissent la plus-value du secteur agricole et la place des agriculteurs [71, 72]
a. On constate …
  • Une augmentation de la dépendance à des intrants chimiques controversés pour la santé des sols, des travailleurs agricoles et des consommateurs [37, 73, 74].
  • Un manque de transfert de technologie et de connaissances liées aux résultats de la recherche concernant les pratiques agricoles durables [75].
  • Une diversité des modes de productions et des pratiques agricoles alternatives à explorer [4, 11, 76-78]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Un manque d’accompagnement pour changer les pratiques agricoles et une place critique de la main d’œuvre étrangère [37]
  • De nouvelles pratiques agricoles alternatives qui fournissent des services écosystémiques bénéfiques pour l’agriculture et l’environnement et le bien-être [77] [79-81] [82] [51, 77] [76].
c. On pourrait même imaginer…
  • Des données probantes issues d’une recherche concertée entre scientifiques et agriculteurs pour promouvoir des pratiques durables[75, 83]
  • Des ressources phylogénétiques locales et communautaires
  • Une multiplication des modèles de « Fermes alternatives » [84]
  • Le développement du « smart farming » pour contrôler et diminuer les émissions de GES du secteurs [64, 71].
Nœuds du futur : Quelles sont les questions irrésolues du défi de la transition alimentaire au Québec ?

 Repenser le système agricole, créateur d’abondance mais aussi d’injustices… :

  1. Dans un contexte de changements climatiques : Comment mieux utiliser les terres encore fertiles pour la production alimentaire, la production de bioénergie et la captation du carbone ? Faut-il choisir entre une « agriculture carbo-neutre » (stratégie d’économie des terres) ou une agriculture agroécologique (stratégie de partage des terres) ?
  2. Comment gérer les risques de pandémies et l’augmentation des maladies infectieuses accrus par la concentration de la production animale (porcs et les volailles notamment) et l’apparition de l’antibio-résistance ? [9] Comment être productif sans utiliser des antiobiotiques notamment pour limiter les perturbateurs endocriniens ?
  3. Quelles sont les réelles retombées des circuits de proximité et la diversification des semences ? Comment choisir entre atout social pour les agriculteurs et effets rebonds sur l’environnement (utilisation d’intrants ou mauvaise utilisation du sol car la production pourrait se faire plus efficacement ailleurs ou culture en serre chauffées à l’énergie fossile) ? 
  4. Comment repenser un système agricole qui ne dépende pas de la main-d’œuvre étrangère, moins chère pour les agriculteurs, tout en ayant un prix abordable pour tous les consommateurs ? Comment revaloriser le métier d’agriculteur dans un monde « urbain », confortable, connecté et mondialisé ? 
  5. Comment assurer la transmission de savoirs et le transfert de technologies pour les agriculteurs qui veulent apprendre des nouvelles méthodes sans avoir les moyens de le faire ?

    … Pour qu’il prenne en compte la diversité des bien-être
  6. Comment nourrir dignement une population qui s’appauvrit tout en instaurant des standards éthiques et environnementaux?
  7. Comment trouver le temps pour se nourrir lorsque l’on doit travailler plus se payer des aliments frais (en constante augmentation) ?
  8. Comment s’assurer que la diminution de la consommation de produit d’origine animale sur le territoire Québécois entraine une diminution significatives des émissions de GES du secteur (gestion des imports/exports)? [2] Comment les récents changements de consommation protéinique peuvent impacter la qualité du sol et sa biodiversité ?
  9. Comment favoriser le dialogue entre les universitaires et les acteurs de terrain sur les défis de la transition alimentaire ? (études sur les sols vivants, critiques dirigées vers les productions animales…)

 

Chemins de Transition remercie l’ensemble des intervenant·e·s pour leurs précieuses contributions

  • Anne-Marie Aubert, coordinatrice du Conseil alimentaire Montréalais (CSAM)  
  • René Audet, Professeur, Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale, UQAM  
  • Marie Hélène Bacon, Chercheure et coordonnatrice du CREPPA, UQAM 
  • Jacques Brodeur, Professeur, Département de sciences biologiques, Directeur de l’IRBV, Université de Montréal 
  • Martine Boulianne, Professeure, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal 
  • Paul Carrière, Professeur retraité, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal  
  • Pierre-Luc Chagnon, Professeur, Faculté des arts et des sciences – Département de sciences biologiques,  Université de Montréal et chercheur à l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l’Université de Montréal
  • Sonya Charest, Biologiste, Cheffe de division Programmes publics et éducation à l’Insectarium de Montréal – Espace pour la vie (EPVL)  
  • Linda Collette, Conseillère, Chaire de recherche en droit sur la diversité et la sécurité alimentaires de l’Université Laval, en remplacement de Geneviève Parent, Professeure, Université de Laval  
  • François Couture, Gestionnaire du secteur agroalimentaire  
  • Béatrice Dagenais, Chargée de cours, Département de nutrition, Université de Montréal 
  • Olivier Demers-Dubé, Directeur stratégique EAU et conseiller exécutif d’Zone Agtech 
  • Mélanie Doyon, Professeure, Département de géographie, UQAM 
  • Caroline Dufresne, Conseillère en transfert, Territoires innovants en économie sociale et solidaire (TIESS) 
  • Caroline Halde, Professeure, Université Laval  
  • Virginie Hamel, étudiante à la maîtrise, sous la supervision de Jean-Claude Moubarac, Professeur, Faculté de médecine – Département de nutrition, Université de Montréal
  • Catherine Houssard, ing, Ph.D, gestionnaire de projets 
  • Marina Jolly, Chargée de projet, Vivre en ville   
  • Johanne Labrecque, Professeure, Département de Marketing, HEC Montréal 
  • Geneviève Mercille, Professeure, Département de nutrition, Université de Montréal  
  • Louise Potvin, Professeure, École de santé publique, Université de Montréal 
  • Véronique Provencher, Professeure Centre Nutrition Santé et Société (NUTRISS), INAF et École de nutrition, Université Laval 
  • Marie-Josée Renaud, Coordinatrice de Union Paysanne   
  • Olivier Riffon, Professeur, Département des sciences fondamentales, Université du Québec à Chicoutimi 
  • Sébastien Sauvé, Professeur, Département de Chimie Université de Montréal

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84. Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ). Projet AgriClimat. 2019; Available from: https://agriclimat.ca/documentation/.

Définir une vision collective d’un futur à la fois possible et souhaitable

À venir

Cartographier, imaginer et prioriser les chemins les plus pertinents vers ce futur souhaitable

À venir

Mesurer la trajectoire du Québec sur ces chemins de transition

À venir

Développer une compréhension globale du défi, cartographier et imaginer les ingrédients du futur

D’ici 2050, les experts estiment que, du fait de l’accroissement de la population et des changements de régimes alimentaires, les terres devront assurer une hausse de 50 à 70% de la production mondiale de nourriture, contribuer à réduire ou stocker nos émissions de CO2 et permettre le maintien d’un niveau suffisant de la biodiversité [1].

Or, nous constatons que notre système alimentaire mondial (de la production à la consommation), qui a déjà permis d’assurer une production très efficace avec la révolution verte, est aussi :

  • Un dénominateur commun à différentes « pandémies » mondiales: la dénutrition, l’obésité et les changements climatiques [2, 3] ;
  • Source d’injustices pour les quatre piliers de la sécurité alimentaire (disponibilité -rendement et production ; accès -prix et capacité d’obtenir de la nourriture- ; utilisation -nutrition et possibilité de cuisiner- et stabilité -régularité de la disponibilité-) ;
  • Dominé par les accords de droit international économique (dont certains prônent la libération des échanges [4] et d’autres le protectionnisme) et guidé par les intérêts économiques des multinationales. Leurs emprises sur les décisions politiques semblent mener à l’inertie de l’action politique et à une perte de pouvoir décisionnel pour les producteurs [3] ;
  • Dépendant d’un modèle de production agricole industriel intensif, première cause de déforestation, de perte de biodiversité [1], de perturbation des cycles d’azote et du phosphate dans les sols et menaçant l’équilibre planétaire [5] ;
  • Responsable de 25 à 30% des émissions de GES à l’échelle mondiale [1] dont 14,5 % provient du secteur de l’élevage [6]. Au Canada, environ 10% des émissions de GES provient des productions végétale et animale (excluant l’utilisation de combustibles fossiles et la production d’engrais) [7].

En parallèle, les changements climatiques associés à nos modes de (sur)consommations, nos habitudes de vie, et nos différentes cultures accentuent :

  • Les déterminants de la malnutrition [8] et la santé globale (maladies et pandémies)  [9] ;
  • La sécurité alimentaire, avec une population concentrée dans les villes et un gaspillage important des ressources ;
  • Les baisses de rendements des productions végétale et animale (monocultures, productions intensives) [1] et la diminution importante de la biodiversité ;
  • Les inégalités de répartition des ressources avec des opportunités d’expansion des terres agricoles (par exemple dans le Nord du Canada, sur les terres des communautés autochtones) grâce à l’augmentation des températures moyennes et des précipitations totales annuelles (allongement de la saison de croissance et de la période sans gel [8]), combinés à des innovations techniques des pratiques agricoles [10].

La FAO a défini qu’une alimentation durable « protège la biodiversité et les écosystèmes, est acceptable culturellement, accessible économiquement, loyale et réaliste, sûre, nutritionnellement adéquate et bonne pour la santé, optimise l’usage des ressources naturelles et humaines » [11].

Le diagnostic prospectif repose sur une revue des littératures académiques et grises. Il a été complété par l’organisation de trois webinaires qui ont permis d’enrichir le diagnostic avec les expertises de plus d’une vingtaine de participants. 
 
Vous pouvez consulter l’intégralité du diagnostic prospectif. Ce dernier peut être utilisé par une diversité d’experts provenant aussi bien de la recherche que des milieux de pratiques. Il permet d’offrir aux lecteurs un survol rigoureux de plusieurs « ingrédients » du diagnostic prospectif selon six questions clés à considérer pour la transition alimentaire. Chacune des six questions comprend des constats, des tendances et des signaux faibles. 
 
Une synthèse de ce diagnostic est disponible en cliquant sur chacune des questions ci-dessous. 
a. On constate …
  • Une tension entre disponibilité/accès et normes sociales/genre/culture qui détermine des régimes et des choix alimentaires [12-16] [17] [18].
  • Une opposition entre quantité/praticité des régimes alimentaires transformés et qualité/plaisir d’une alimentation traditionnelle [4, 18-23]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • De nouvelles recommandations au niveau national et international : Guide alimentaire Canadien (GAC) et régime planétaire  [5]
  • Une émancipation de la femme, actrice d’une alimentation durable [11] 
  • Une plus grande consommation de poisson et des choix qui se font entre santé et praticité [24] [25] [26]
c. On pourrait même imaginer …
  • Des recommandations pour une alimentation consciente et culture de la non diète … [27] [28]
  • … en opposition à un contrôle de l’alimentation par des objets connectés ou aliments miracles [29]
  • Une culture de la « viande » revisitée entre champignons, insectes, algues et laboratoire [30-34] 
a. On constate …
  • La forte réalité de l’insécurité alimentaire, révélatrice d’un mal-être sociétal [35] [7, 8, 23, 36] [37, 38].
  • Un bien-être, lié au besoin d’intégration sociale, mis à mal par le prix des aliments et un manque d’éducation [12] [7, 39][48][12, 39, 40]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Encore plus de difficultés pour des populations démunies face à l’alimentation pour répondre aux recommandations du GAC [7]
  • Les cuisines collectives, un modèle intéressant à considérer pour le Québec
  • Les initiatives de récupération alimentaire de grande envergure, solution non-viable pour le bien-être [38]
  • Des difficultés pour les « marchés alternatifs » de répondre aux besoins des populations à risque [41]
  • L’éducation alimentaire des enfants à l’école comme vecteur de changement 
c. On pourrait même imaginer …
  • La promotion des initiatives citoyennes de récupération alimentaire à l’échelle locale bénéfique pour le bien-être mental   [38].
  • Des jardins solidaires porteurs d’espoir et vecteur d’enpowerment
a. On constate …
  • Des pertes et gaspillage alimentaire à plusieurs échelles, dont les chiffres controversés, représentent une part considérable des émissions de GES [35] [1]. 
  • Une dominance de trois grands acteurs de la chaine d’approvisionnement et de distribution [37] mise à mal par les magasins de marchandises générales [42].
  • Une production agricole québécoise industrielle uniforme qui ne répond pas aux besoins des consommateurs [37, 43].
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Une mode « zéro-déchet » et la réduction des emballages : des préoccupations centrées sur le contenant plus que sur le contenu
  • Un appétit pour l’économie circulaire dans l’industrie agroalimentaire afin de mutualiser les installations et les ressources
  • Le renforcement de l’achat en ligne suite à la COVID19: entre marché international et marché québécois [44] [42] [45]
  • Des nouvelles réglementations pour l’étiquetage afin d’augmenter la traçabilité et la transparence
c. On pourrait même imaginer …
  • Une lutte aux gaspillages alimentaires pour tous les maillons de la chaine : de la conception des aliments à la cuisine des restaurants, en passant par le frigo des consommateurs [46]
  • La réinvention de la production et la distribution : entre revitalisation des centres urbains avec des infrastructures accessibles à tous et automatisation des services [47].
a. On constate …
  • L’existence de multiples souverainetés alimentaires qui diminue la capacité de gouvernance [48] [40]
  • Un désir d’autonomie alimentaire qui doit tenir compte de la disponibilité des terres agricoles, contrôlée par une réglementation conservatrice [45, 49] [50] [51, 52]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Une gouvernance alimentaire basée sur la réalité et les besoins des acteurs [42]
  • Une relocalisation de l’agriculture et des services de productions avec la mise en place de systèmes alimentaires territorialisés qui renforcent la gouvernance locale mais qui restent marginaux [26, 41, 53] [54]
  • Une gestion concertée des ressources hydriques par bassin versant pour pallier les changements climatiques 
c. On pourrait même imaginer…
  • Une rupture du fonctionnement en silos pour une gouvernance cohérente entre les paliers décisionnels 
  • Approvisionnement local dans les institutions de santé et dans l’éducation
  • Un processus de reterritorialisation de la nourriture incluant la chasse, la pêche et la cueillette et la création d’une identité alimentaire
  • Un engouement pour l’agriculture urbaine parfois déconnectée du sol [55]
  • Une amélioration de l’accès aux terres agricoles pour une meilleure souveraineté alimentaire des agriculteurs
a. On constate…
  • Une dévalorisation du rôle des agriculteurs qui répondent pourtant à un besoin vital pour la société [56] [37, 57, 58]
  • Une production animale au cœur des préoccupations pour la santé de tous [8] [59, 60]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Une remise en question du système dominant par des agriculteurs inquiets et une relation changeante avec les consommateurs : entre tension avec les « anti-spécistes » et intérêt des citadins pour le local [45, 61]
  • Une préoccupation de plus en plus importante pour le bien-être de l’animal chez les agriculteurs et son impact environnemental   [62] [63] [64].
  • Des inquiétudes importantes sur l’augmentation de l’antibiorésistance avec la montée en puissance au niveau mondial du concept UNE seule santé [9, 65-68]
c. On pourrait même imaginer …
  • Une nouvelle génération d’agriculteur… [69] [70]. 
  • … qui se connecte plus facilement aux citadins
  • Des éco-labels accessibles en émergence qui reconnaissent la plus-value du secteur agricole et la place des agriculteurs [71, 72]
a. On constate …
  • Une augmentation de la dépendance à des intrants chimiques controversés pour la santé des sols, des travailleurs agricoles et des consommateurs [37, 73, 74].
  • Un manque de transfert de technologie et de connaissances liées aux résultats de la recherche concernant les pratiques agricoles durables [75].
  • Une diversité des modes de productions et des pratiques agricoles alternatives à explorer [4, 11, 76-78]
b. On observe des évolutions et on prévoit …
  • Un manque d’accompagnement pour changer les pratiques agricoles et une place critique de la main d’œuvre étrangère [37]
  • De nouvelles pratiques agricoles alternatives qui fournissent des services écosystémiques bénéfiques pour l’agriculture et l’environnement et le bien-être [77] [79-81] [82] [51, 77] [76].
c. On pourrait même imaginer…
  • Des données probantes issues d’une recherche concertée entre scientifiques et agriculteurs pour promouvoir des pratiques durables[75, 83]
  • Des ressources phylogénétiques locales et communautaires
  • Une multiplication des modèles de « Fermes alternatives » [84]
  • Le développement du « smart farming » pour contrôler et diminuer les émissions de GES du secteurs [64, 71].
Nœuds du futur : Quelles sont les questions irrésolues du défi de la transition alimentaire au Québec ?

 Repenser le système agricole, créateur d’abondance mais aussi d’injustices… :

  1. Dans un contexte de changements climatiques : Comment mieux utiliser les terres encore fertiles pour la production alimentaire, la production de bioénergie et la captation du carbone ? Faut-il choisir entre une « agriculture carbo-neutre » (stratégie d’économie des terres) ou une agriculture agroécologique (stratégie de partage des terres) ?
  2. Comment gérer les risques de pandémies et l’augmentation des maladies infectieuses accrus par la concentration de la production animale (porcs et les volailles notamment) et l’apparition de l’antibio-résistance ? [9] Comment être productif sans utiliser des antiobiotiques notamment pour limiter les perturbateurs endocriniens ?
  3. Quelles sont les réelles retombées des circuits de proximité et la diversification des semences ? Comment choisir entre atout social pour les agriculteurs et effets rebonds sur l’environnement (utilisation d’intrants ou mauvaise utilisation du sol car la production pourrait se faire plus efficacement ailleurs ou culture en serre chauffées à l’énergie fossile) ? 
  4. Comment repenser un système agricole qui ne dépende pas de la main-d’œuvre étrangère, moins chère pour les agriculteurs, tout en ayant un prix abordable pour tous les consommateurs ? Comment revaloriser le métier d’agriculteur dans un monde « urbain », confortable, connecté et mondialisé ? 
  5. Comment assurer la transmission de savoirs et le transfert de technologies pour les agriculteurs qui veulent apprendre des nouvelles méthodes sans avoir les moyens de le faire ?

    … Pour qu’il prenne en compte la diversité des bien-être
  6. Comment nourrir dignement une population qui s’appauvrit tout en instaurant des standards éthiques et environnementaux?
  7. Comment trouver le temps pour se nourrir lorsque l’on doit travailler plus se payer des aliments frais (en constante augmentation) ?
  8. Comment s’assurer que la diminution de la consommation de produit d’origine animale sur le territoire Québécois entraine une diminution significatives des émissions de GES du secteur (gestion des imports/exports)? [2] Comment les récents changements de consommation protéinique peuvent impacter la qualité du sol et sa biodiversité ?
  9. Comment favoriser le dialogue entre les universitaires et les acteurs de terrain sur les défis de la transition alimentaire ? (études sur les sols vivants, critiques dirigées vers les productions animales…)

 

Chemins de Transition remercie l’ensemble des intervenant·e·s pour leurs précieuses contributions

  • Anne-Marie Aubert, coordinatrice du Conseil alimentaire Montréalais (CSAM)  
  • René Audet, Professeur, Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale, UQAM  
  • Marie Hélène Bacon, Chercheure et coordonnatrice du CREPPA, UQAM 
  • Jacques Brodeur, Professeur, Département de sciences biologiques, Directeur de l’IRBV, Université de Montréal 
  • Martine Boulianne, Professeure, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal 
  • Paul Carrière, Professeur retraité, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal  
  • Pierre-Luc Chagnon, Professeur, Faculté des arts et des sciences – Département de sciences biologiques,  Université de Montréal et chercheur à l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l’Université de Montréal
  • Sonya Charest, Biologiste, Cheffe de division Programmes publics et éducation à l’Insectarium de Montréal – Espace pour la vie (EPVL)  
  • Linda Collette, Conseillère, Chaire de recherche en droit sur la diversité et la sécurité alimentaires de l’Université Laval, en remplacement de Geneviève Parent, Professeure, Université de Laval  
  • François Couture, Gestionnaire du secteur agroalimentaire  
  • Béatrice Dagenais, Chargée de cours, Département de nutrition, Université de Montréal 
  • Olivier Demers-Dubé, Directeur stratégique EAU et conseiller exécutif d’Zone Agtech 
  • Mélanie Doyon, Professeure, Département de géographie, UQAM 
  • Caroline Dufresne, Conseillère en transfert, Territoires innovants en économie sociale et solidaire (TIESS) 
  • Caroline Halde, Professeure, Université Laval  
  • Virginie Hamel, étudiante à la maîtrise, sous la supervision de Jean-Claude Moubarac, Professeur, Faculté de médecine – Département de nutrition, Université de Montréal
  • Catherine Houssard, ing, Ph.D, gestionnaire de projets 
  • Marina Jolly, Chargée de projet, Vivre en ville   
  • Johanne Labrecque, Professeure, Département de Marketing, HEC Montréal 
  • Geneviève Mercille, Professeure, Département de nutrition, Université de Montréal  
  • Louise Potvin, Professeure, École de santé publique, Université de Montréal 
  • Véronique Provencher, Professeure Centre Nutrition Santé et Société (NUTRISS), INAF et École de nutrition, Université Laval 
  • Marie-Josée Renaud, Coordinatrice de Union Paysanne   
  • Olivier Riffon, Professeur, Département des sciences fondamentales, Université du Québec à Chicoutimi 
  • Sébastien Sauvé, Professeur, Département de Chimie Université de Montréal

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Définir une vision collective d’un futur à la fois possible et souhaitable

À venir

Cartographier, imaginer et prioriser les chemins les plus pertinents vers ce futur souhaitable

À venir

Mesurer la trajectoire du Québec sur ces chemins de transition

À venir

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